Ralenti en vidéo

L’utilisation du ralenti en vidéo.

Le ralenti en vidéo.

Le ralenti en vidéo peut être réalisé pendant la prise de vue ou pendant le montage vidéo (en post-production). Pendant la prise de vue, il s’agit de filmer le sujet en accélérant la cadence d’images pour que le mouvement du sujet soit ralenti lors de la projection. Soit 48 images par seconde pour avoir un ralenti d’un facteur 2 au cinéma, qui comporte 24 images par seconde. Pour un ralenti de trois fois, l’appareil doit atteindre 72 images par seconde, etc.

À noter que le ralenti ne confère pas plus de détails, il permet juste à notre vue de percevoir plus de détails qu’à vitesse normale : il faut toujours se rappeler que le cerveau humain possède une limite en matière de nombre d’informations captées par seconde sur une image en mouvement.

 

Utilisation du ralenti en vidéo.

On a tous eu tendance à utiliser de manière exagérée la fonction zoom lorsque l’on découvre celle-ci sur un objectif à focale variable. Il en va de même avec le ralenti (ou slow motion pour les shakespeariens en herbe). Dès que l’on découvre le réglage de la vitesse variable sur un enregistreur de vidéo, c’est la porte ouverte à un nouveau « terrain de chasse »… Mais attention à la surdose, car en vidéo comme en écriture, il y a une syntaxe, et les effets spéciaux doivent rester ce qu’ils sont : des outils pour cette syntaxe, ce qui permet de raconter une histoire, car un film est une histoire racontée en images. À moins de vouloir réaliser un film d’essai, sur la technique du ralenti, bien sûr.

Séquence tournée en 1000 images par seconde, avec la caméra de cinéma Phantom Flex4K, en Mars 2013 :

 

Maintenant que l’on maîtrise cet outil qu’est le ralenti, à quoi cela peut-il nous servir dans la conception d’un film vidéo ?

 

Le ralenti pour des raisons artistiques :

– Pour montrer le côté grandiose d’un événement : À la fin d’une scène d’action, le ralenti peut marquer le relâchement suite aux efforts effectués, le soulagement d’être passé à côté d’une catastrophe.

À la fin de cette séquence du film « Flight », le ralenti nous plonge dans la perception du pilote d’un moment irréel :

– Pour montrer le côté intense d’une scène (l’émotion, le suspense ou encore les scènes d’action) : Avec un cadrage sur un visage exprimant l’angoisse ou la peur, le ralenti permet d’accentuer ce sentiment en restant plus longtemps sur les détails du visage.

Scène du sauvetage de Morpheus dans Matrix 1 :

 

Le ralenti pour des raisons techniques :

– Pour grandir la taille d’un objet, une maquette généralement, ou des vagues : très utilisé à l’époque des maquettes et notamment dans le domaine maritime (L’aventure du Poseïdon, Ben-Hur 1959, et nombre films de guerre navale). Le ralenti fait paraître les objets plus grands qu’il ne le sont.
Même en images de synthèse, le ralenti permet de donner une impression de grandeur :

La vague gigantesque dans le film « Interstellar » :

– Pour limiter les mouvements de la caméra : Cet effet ralenti les mouvements d’un sujet animé, mais c’est également vrai pour les mouvements de la caméra elle-même. Cela est très utile pour masquer des vibrations ou des accoups.
– Pour gagner du temps ou rallonger des plans : Là aussi, c’est une technique qui permet de masquer un plan pas suffisamment long pour arriver au prochain plan lorsque ce dernier ne peut pas être avancé pour différentes raisons (synchronisation avec une musique ou des dialogues, etc…).

 

Conclusion :

La technique du ralenti, reste un outil qui est une aide à la syntaxe du langage de l’image. Comme du maquillage, il faut un subtil dosage. Faire un clip avec uniquement des plans au ralenti, revient à parler avec uniquement des voyelles.

 

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