Blancs cramés en photo et en video.

Les éclairages en photo et vidéo

La gestion de la lumière est le signe d’une image construite.

Gestion de la lumière en photo et en vidéo.Lors du générique d’un film, on peut discerner dès les premières images, si un soin particulier a été apporté à la photo. Outre le cadrage et la mise en scène des objets ou sujets dans ce cadre, il y a la gestion de la lumière qui est la signature des grands photographes. Il suffit de regarder attentivement certaines œuvres photographiques ou cinématographiques, qui ont toutes les caractéristiques des grands artistes peintres d’il y a quelques siècles. Et le tout, au niveau de la prise de vue, car passer par de la retouche d’image pour corriger des erreurs aura pour effet de léser la qualité de l’image finale.

Un seul exemple pour illustrer ce propos : Le film Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubick. Ce cinéaste  souhaitant retranscrire les ambiances de tableaux de peintures du 18ème siècle, a réalisé les tournages des scènes d’intérieurs à la seule lumière des bougies. Pour ce faire, il a obtenu un objectif particulièrement performant avec une ouverture exceptionnelle pour l’époque. Le tournage est alors une photo perpétuelle. Car c’est bien la lumière réfléchie sur les objets qui permet de créer une image.

Pas de lumière, pas d’image… En tout cas, ceci est valable pour la partie visible du spectre. Et à propos de spectre, il s’agit là d’une lumière jaune, qui en se réfléchissant va créer une ambiance ocre et douce dans les contrastes.Éclairages à la bougie dans le Film Barry Lyndon de Stanley Kubrick

 

A l’opposé de la lumière douce : les blancs « cramés ».

SurexpositionEn numérique, selon les capteurs et les logiciels qui rendent une image photo, ou vidéo, à partir de la lumière qui arrive sur ce dernier, ces images vont avoir de légères différences. Certaines seront plus contrastées que d’autres, ou plus saturées, etc… Un peu comme un étalage de télévisions dans un magasin. Tout est une histoire de réglages. Nous parlons bien des réglages du fabriquant de l’appareil, ceux qui donnent naissance à l’image en format RAW. Et ils sont différents selon les marques. Certaines caméras d’entrée de gamme ont des logiciels qui traitent les informations issues des capteurs de manière relativement linéaire : il n’y a pas de moyenne réalisée entre une zone sousexposée et une autre surexposée. Alors que sur d’autres caméras, ces différences d’expositions entre deux zones (voire plus) seront lissées de façon à garder des détails sur les zones lumineuse et sombre de l’image.

Blancs cramés en photoMême dans des banques d’images en ligne, il est possible de trouver des blancs « cramés » ou surexposés. Dans cet exemple, les zones proches du blanc absolu (#FFF en couleurs RVB), sont le reflet des rayons du soleil sur la peau (sébum), le vernis du cadre de la raquette, ainsi que la fibre recouvrant la balle de tennis.
L’usage d’un filtre polarisant atténue ce genre de reflets et limite ces forts contrastes.

Sur les deux photos suivantes, l’appareil photo possède un filtre polarisant qui selon les réglages, atténue les reflets du soleil sur la peau. Concrètement, il a pour effet de « matifier » la peau, et d’avoir une saturation réaliste des couleurs.

Utilisation du filtre polarisant en photo ou vidéo

Si vous voyer une partie du visage devenir blanche à l’écran… N’en soyez pas surpris : vous venez de cramer la pellicule.

Mais attention : c’est un effet qui peut être voulu, selon l’ambiance que l’on cherche à faire apparaître à l’écran. Et bien sûr, dans des photos où l’on cherche à mettre en valeur un sujet par les reflets, il faut bannir l’usage d’un tel filtre.

Ces logiciels embarqués (de type hardware) sont programmés par le constructeur et font partie des secrets de fabrication. On ne peut pas agir dessus, uniquement sur les réglages du logiciel « software » qui, à partir de l’image RAW (brute / native), produit l’image au format JPEG. Il peut être comparé à un logiciel de retouche d’image qui va faire la balance des blancs, le contraste, la saturation, etc… en fonction des préréglages que l’utilisateur aura choisi. Exemple : réglage sur lumière « Tungstène » si l’on fait sa prise de vue sous un éclairage électrique.

Test comparatif entre les caméras Action Cam (Sony) et Gopro.Exemple de préréglages côté constructeur (Sony VS Gopro) :

 

Au niveau de la prise de vue, on peut donc agir indirectement sur l’éclairage par :

  • L’angle sous lequel on place la caméra, et donc la lumière réfléchie sur les objets, qui arrive au capteur.
  • L’orientation du sujet, ou la mise en scène, pour là également agir sur la lumière réfléchie.

En extérieurs, les projecteurs sont également possibles en fonction de la luminosité naturelle, mais aussi tout un arsenal de réflecteurs, colorés ou non.
Si l’on souhaite gérer la lumière à 100%, il faut être en studio, où là, les projecteurs sont suffisamment différents pour obtenir une large palette d’effets visuels.

 

Savoir gérer les éclairages des visages lors d’une interview.

Sans entrer dans les détails, il faut être sûr que le sujet soit bien mis en évidence. Donc en fonction de ce dernier (son habillage, sa couleur de peau, ses cheveux), et le fond (sombre, clair ou complexe), certains réglages seront nécessaires pour avoir une image réussie. Ne pas omettre de lui essuyer le front si besoin, afin d’éviter les mauvais reflets et risquer d’avoir une surface « cramée » sur le front, et donc, plus aucun détail à cet endroit. Dans l’idéal, une maquilleuse saura matifier la peau.

Pourquoi « éclairer » le décor et pas le sujet ?…

C’est le résultat obtenu, souvent sans le faire exprès : un sujet sousexposé à cause d’un décor lumineux. On choisi la facilité des automatismes de la caméra, et on se retrouve avec une image inexploitable. Car en mode automatique, les caméras ont une fâcheuse tendance à faire une moyenne de la mesure de la lumière sur l’ensemble de l’écran, ce qui parfois sousexpose un sujet s’il est sur fond blanc, ou le surexpose s’il est sur fond noir. Rien ne vaut la mesure manuelle sur un visage… Si ce dernier est le sujet, et hors effet artistique RECHERCHÉ bien sûr.

Le piège classique est l’automatisme de la caméra qui change l’ouverture du diaphragme lors d’un panoramique sur un sujet se trouvant dos à une fenêtre. Si le sujet n’est pas suffisamment éclairé, la lumière extérieure traversant la fenêtre va obliger la caméra à considérer le sujet aussi important que le fond, ce qui le sousexpose automatiquement. La priorité, c’est bien le visage du sujet. C’est lui qui doit avoir une exposition correcte.

 

Correction en post-production.

Si les reflets sur un visage ne sont pas trop saturés, c’est à dire s’il y a encore possibilité de récupérer des traces de textures dans cette tache surexposée, il est possible d’atténuer la luminosité avec certains logiciels de retouche d’image. Et parfois, il suffit d’un détail… Mais c’est ce détail qui fera de cette retouche, le plus beau des maquillage, car imperceptible.

Sans traces de textures sur un visage, on ne fera que modifier une couleur pleine : un aplat sans aucune nuances, dégradés ou détails. Et là, la retouche se voit… Comme le nez au milieu de la figure.

 

Conclusion :

Que souhaitez-vous ?

Vous êtes plutôt tendance photographe, et vous préparez une prise de vue avec soin de façon à limiter le travail de correction au niveau des retouches d’images ? Ou bien vous êtes un chevronné de la retouche d’image, et des heures de corrections sur station de montage ne vous font pas peur ? N’oublions pas qu’une surface claire qui se retrouve « cramée », n’aura plus aucun détail perceptible. Même en augmentant démesurément les contrastes, le blanc absolu (« #FFF » ou « 000 » en RVB) restera toujours sans reliefs.
De plus, il faut savoir que modifier les niveaux, les contrastes, ou les courbes colorimétriques d’une image numérique, revient à modifier les pixels, ce qui statistiquement, dégrade la qualité de l’image. C’est d’autant plus visible sur une image photo. A l’instar des photographes puristes qui vont jusqu’à préférer les télé-objectifs (focale fixe), plutôt que les zoom (focale variable) afin de limiter les artefacts, il est conseillé de bien préparer son image en amont de la captation (photo ou vidéo), pour avoir le moins de travail en post-production à réaliser. Ce n’est pas une question de paresse, mais plutôt de qualité de l’image finale.

Alors concrètement, à qualité égale, où est la rentabilité du produit fini ? Et dans l’absolu, quelle est la voie pour obtenir la meilleure qualité d’une image ? Ce n’est pas forcément celle que l’on croit. Il arrive parfois de ne rien pouvoir retoucher sur une image, car il n’y a rien à retoucher justement. Il est assurément plus rentable et plus qualitatif de filmer comme si l’on prenait une photo, en la construisant de façon à induire chez le spectateur un message que l’on souhaite faire passer par le langage de l’image.

 

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