Rythme dans le montage vidéo

Le rythme dans le montage d’un film vidéo

Comment doser le  rythme dans le montage d’un film vidéo.

Doser le rythme en montage vidéoDonner un rythme à un film vidéo c’est tailler les différents plans qui composent une séquence, à leur juste mesure.
Quelle mesure ?

Plus une séquence sera découpée en plusieurs plans courts (de une à deux secondes), plus elle sera dynamique, et sur la longueurs d’un court métrage, le temps subjectif d’un film paraîtra différent de sa durée réelle.

Le rythme interagit avec les différents plans tournés : plus on a de plans tournés sous différents angles, et plus on aura la liberté de lui imprimer un rythme adapté.

Car il n’y a pas de bon rythme : il y a un rythme adapté au message que le réalisateur souhaite transmettre à l’écran.

N’oublions pas que l’on réalise un film pour un public. C’est au spectateur que s’adresse le film.

 

 

Quel rythme pour quel type de séquence ?

Le rythme pour masquer des lenteurs :

Clap tournage cinémaGlobalement, quand on veut montrer quelque chose d’important à l’écran (un jeu d’acteur, un paysage, etc…) on prend le temps d’une séquence longue.

En revanche, s’il faut dynamiser un jeu lent des acteurs, que l’on souhaite rapide à l’écran, il s’agira de découper le montage en plans courts, quitte à mettre les « cuts » juste à la fin de chaque réplique, voire rajouter des plans de coupe pendant une réplique d’un personnage. Cette technique de montage vidéo permet de dynamiser un film qui peut paraître lent au visionnage. D’où l’intérêt de tourner quelques plans additionnels, afin d’avoir un peu plus de matériel images : il n’y a rien de plus frustrant que de monter un film avec un choix limité de plans, surtout lorsque des imprévus surviennent à un moment donné du montage. Et par définition, un imprévu… c’est imprévu. Donc, toujours avoir du choix.

 

Le rythme rapide à cause des contraintes extérieures :

Rythme rapide dans le montage d'un film vidéoDe plus en plus, la destinée des films d’entreprise est sur le web. Là où il faut dire les choses vite. Une vidéo publicitaire va durer 30 secondes à une minute, une vidéo de présentation d’entreprise, d’un produit ou d’un service, va durer de 3 à 5 minutes, et au delà c’est déjà du documentaire.

Ces contraintes de temps obligent à réduire la durée des plans, et donc à dynamiser le rythme des vidéos sur internet.

Quant aux publicités à destination de la télévision, les durées sont généralement de vingt secondes. Et bien sûr, plus un message sera dense en informations, plus il faudra diviser ce temps en plans différents, quitte à arriver à un mitraillage de plans.

 

Réduire le temps d’un plan, à la stricte durée d’une réplique.

Laisser quelques secondes après la fin d’une réplique, c’est laisser au spectateur, le temps de la réflexion sur cette réplique. Si le jeu de l’acteur (une mimique, un regard…) correspond au sens de la réplique, ou vient l’appuyer, alors l’effet que le réalisateur souhaite susciter chez le spectateur, n’en sera que plus décuplé.

En revanche sur un jeu d’acteur peu efficace, il vaut mieux ne pas rester cadré sur l’acteur, ou sur l’action dans le cas d’une narration.

Dans un dialogue, découpé en champ et contre-champ, il faut pratiquement couper à l’image près, juste après la fin d’une réplique, car la fluidité de ce dialogue implique très peu de temps morts. En tous cas, la fin d’une réplique adressée du premier acteur au second, suscite une réaction chez ce dernier, en texte ou en mimique sur son visage. Quitte à laisser « courir » la réplique en voix hors champ sur le plan de l’autre acteur qui exprime cette mimique, afin de laisser le temps au spectateur de digérer cette information visuelle.

 

Les plans longs : prendre le temps de montrer les choses…

Les contraintes publicitaires, notamment en France (les publicités durent généralement moins de vingt secondes), nous ont habitué à une avalanche de plans différents pour décrire une même scène. Mais même un court métrage n’est pas une publicité, et encore moins un moyen métrage. À l’autre extrême, nous avons les films du cinéma des années 1950 à 1970, où les plans étaient longs car narratifs. C’est le travail du cadrage qui était l’autre « dialogue » du film. La caméra se transforme alors en véritable œil du spectateur.

Le rythme n’existe plus ? Non, il est juste plus lent, car il faut le temps de montrer certaines choses à l’écran, avec le rythme nécessaire pour soutenir l’émotion souhaitée par le réalisateur.

 

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