film en 24p

Tournage vidéo en 24 images par seconde

Le tournage vidéo en 24p :

D’où vient cette fréquence de 24 images par secondes ?

Avant 1926, les films muets étaient tournés et projetés à un débit de 16 images par seconde. Ce débit d’images limite la taille des bobines. En format 35 mm, une seconde de film à 24 images par seconde correspond à 45 centimètres de pellicule. En 16 images par seconde, on tombe à environ 30 centimètres. C’est une économie de bobine considérable à l’échelle d’un long métrage.

 

Un rappel sur la fréquence d’images :

Le nombre d’images par seconde (ou images à la seconde) est une unité de mesure correspondant au nombre d’images affichées en une seconde. Plus le nombre d’images est élevé, plus l’animation semble fluide. La persistance rétinienne explique cet effet, mais elle est complétée par l’effet phi. Celui-ci résulte d’un travail cognitif qui rend logique les transitions entre plusieurs images.

La persistance rétinienne et l'effet phi

La persistance rétinienne et l’effet phi

Lors d’affichages informatiques, il est également nécessaire de synchroniser l’affichage avec la fréquence de rafraîchissement de l’écran pour éviter des artefacts visuels déplaisants. Les cadences usuellement employées sont de 30, 60 ou 100 images par seconde.

Avec l’arrivée du parlant (The jazz singer en 1927), l’industrie du cinéma a du augmenter la cadence de défilement des images : à 16 images par seconde, il n’est pas possible de retranscrire les hautes fréquences sonores. La reproduction des aigus exige un défilement plus rapide de la piste optique sonore couchée sur la pellicule.

The jazz singer en 1927

The jazz singer en 1927

Le choix s’est porté sur une cadence de 24 images par seconde, qui permet non seulement une bonne lecture du son mais aussi une restitution assez naturelle des mouvements à l’écran.

Et ceci dure depuis 100 ans !…

 

Ma caméra enregistre en 25p !

Par défaut, les caméras actuelles enregistrent en 25 images par seconde, 25p, ou en 50 demi-images entrelacées, 50i (« i » pour « interleave » en anglais). Ces images entrelacées sont historiquement issues du faisceau du canon à électron des tubes cathodiques de la TV. Et le débit est lié à la fréquence du courant du secteur, qui est de 50Hz (les 50 aller et retour du courant alternatif).
Quand les écrans LED on supplanté les tubes cathodiques, le 50i n’avait plus lieu d’être. D’où le développement du 25p.

Côté cinéma, lors du passage de l’argentique au numérique, le verrou des 24 images par seconde a techniquement sauté. Mais diffuser un film en 60 images par secondes, donnerait la sensation d’être devant une retransmission d’événement sportif… et non pas au cinéma. Sans oublier, la taille doublée au niveau du fichier vidéo. Là aussi, pour un long métrage, ce n’est pas négligeable… Car là, on est déjà dans des formats de Ultra Haute Définition (UHD).

 

Comment tourner une vidéo en mode cinéma ?

Tourner en 24p, c’est à dire en 24 images par secondes (p pour « progressif », à l’inverse de « entrelacé »), n’a de sens que si la diffusion se fait en salle de cinéma : long métrages, court métrages, et publicités avant la projection du film.

Rythme dans le montage vidéoDans ces cas là, il faut tourner en 24p. Mais également faire le montage en 24p. Et bien sûr, éditer le fichier vidéo en 24p.

Pour le tournage, il suffit de régler la cadence d’images sur la caméra, à 24 images par seconde. Et surtout de s’assurer que le fichier vidéo qui sera ensuite exporté sur la station de montage, est bien en 24 images par seconde.

Pour le montage vidéo, le logiciel doit également être paramétré en 24 images par secondes, au risque d’avoir des artéfacts lors de la lecture.

L’édition du fichier vidéo final, doit être aussi cadencé à 24 images par seconde.

 

 

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