Vidéo avec la texture cinéma

Vidéo avec un rendu cinéma

Pourquoi rechercher une texture cinéma alors que le support vidéo est numérique ?

On est surpris lorsque dans un morceau de musique sur support numérique, on entend les artefacts du micro-sillon propre au disque vinyle. Ces craquements sont rajoutés lors de la post-production. En vidéo cela pourrait être le même principe : on rajoute des effets de pellicule cinématographique lors du montage vidéo grâce à des filtres vidéo informatiques.
Or ces filtres ont la capacité de dégrader la qualité de l’image : un très fort contraste, un grain augmenté, des couleurs atténuées, etc… Alors pourquoi dégrader une qualité d’image, qui avec le numérique, se rapproche de l’image réelle. De la « Hi-Fi » (High Fidelity), comme dans le domaine audio.

 

On rajoute des effets spéciaux vidéo, parce qu’on le peut…

Retouches d'images en vidéo ou photoC’est un peu simple dit ainsi, mais c’est l’évidence même : d’un simple clic sur un logiciel de montage, il est possible de rajouter sur une séquence vidéo, une miriade d’effets spéciaux, qui en analogique (en pellicule) étaient beaucoup plus longs en effectuer. A l’instar du zoom, manipulé à outrance lors de sa découverte sur une caméra d’amateur, les effets spéciaux numériques sont tellement simples à mettre en place, qu’on en oublie leur dosage.

Pourquoi s’en priver, puisque c’est si simple ?

 

Ce n’est pas parce qu’on le peut, qu’il faut le faire.

Évidemment. Je peux me jeter de la fenêtre, mais pour quoi faire ? Un message de protestation ? Il y a peut être d’autres moyens de l’exprimer…

L’écriture par exemple. Je peux prendre un stylo et commencer par écrire. Et si j’écris un article, une nouvelle ou un roman, ce n’est pas en rajoutant des adjectifs « ronflants » à chaque bout de phrase, que je vais réaliser un succès. Les effets de manche, c’est bien. Mais ils ont une signification.

 

Les effets spéciaux ont leur signification.

Du plus simple au plus complexe, un effet suscitera dans l’inconscient collectif un message : Un fondu d’image marquera le temps qui passe, un fondu au noir, un temps beaucoup plus long (comme un entre-deux chapitres dans l’écriture), une balance des blancs qui tire sur le jaune pour donner une impression de chaleur, ou du bleu pour marquer le froid, un léger flou de contour pour du romantisme, etc… Les codes sont nombreux. Et comme le code de la route, cela nous indique quelque chose. A l’extrême, trop de pancartes tue l’information. Un surplus d’effets spéciaux, risque de « noyer » le spectateur.

 

Ici commence le langage de l’image.

Conception du scénarioComme ces effets ont leur signification, c’est au moment même de l’écriture du scénario, puis du découpage technique du film, que l’on pense à ces effets vidéo comme élément de langage de l’image. C’est de la ponctuation, de la syntaxe, un savant dosage des adjectifs.

Revenons au « rendu cinéma » : quelle en est sa signification ? Est-ce une nostalgie de la pellicule dans l’inconscient collectif ?

 

La différence entre vidéo et cinéma.

Bien au delà de cette question, il s’agit d’une différence fondamentale entre le cinéma et la vidéo :
N’a-t-on jamais vu de film sur un match de football ? C’est pratiquement voué à l’échec. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un match de football est actuellement retranscrit de manière si réelle qu’on pourrait se croire à la place de l’arbitre. Il n’y a qu’au rugby ou la transparence est totale avec une caméra embarquée… sur l’arbitre lui même justement. Sans compter la prise de son qui est devenue impeccable, avec là aussi un micro sur l’arbitre.

La vidéo est maintenant aussi réelle que la réalité, avec en plus des ralentis sans flou, issus de caméras à très haute vitesse. Que demander de plus pour capter un événementiel ? Et c’est bien de cela qu’il s’agit : de la captation d’image aussi fidèle que la réalité. De la « Hi Fi »…
Que dire d’un match de football retranscrit avec les effets spéciaux du film « 300 » ? Cela paraîtrait un peu caricatural. Pourquoi ? Parce qu’un match de football ne raconte pas une histoire. Ce n’est pas du roman, c’est la retranscription la plus fidèle d’un événement. Alors qu’un film raconte une histoire. Et raconter une histoire, c’est avant tout se plonger dans une ambiance. Et comme pour un tableau de peintre comparé à une photo, l’ambiance commence avec la texture du support visuel : une peinture décrivant une tempête en pleine mer sera plus angoissante avec des techniques comme la peinture au couteau, beaucoup plus brutale et dense qu’une aquarelle par exemple. C’est bien la différence entre les formats ACTUALITÉS et FICTION.

Un exemple de retouche d’image avec le film « Man of steel » :

Retouche image pour une texture filmDans cet exemple de retouche d’images, le réalisateur a, en autres, désaturé les couleurs afin de donner une ambiance plus noire à l’histoire. La même ambiance que « Batman, the dark knight »…
Jugez vous-même.
>> Cliquez sur l’image pour voir la vidéo >>

 

 

Conclusion :

Le rendu « cinéma » revient sur les écrans grâce au numérique surtout parce qu’il est un élément de langage pour retranscrire une ambiance, contrairement à la retranscription neutre de la réalité par une image en haute définition. Le numérique apporte une liberté d’expression au niveau de l’image, mais une liberté qu’il faut apprivoiser afin de ne pas l’utiliser dans l’excès : parfois il sera recommandé de saturer des couleurs ou de déplacer une balance des blancs, et parfois il sera bon de limiter des contrastes ou des blancs « cramés ».

Cette recherche de la texture cinéma n’est pas une nostalgie, c’est véritablement un élément de langage, ou pourrait-on dire, un support du langage de l’image pour nous plonger encore plus dans telle ou telle ambiance de l’histoire racontée.

 

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