Balance des blancs en vidéo et photo

La balance des blancs en photo et vidéo.

Ce paramètre permet la bonne restitution des couleurs.

Rien à voir avec la viticulture : ce blanc là est l’étalon des couleurs en photo numérique, et par extention, en vidéo numérique. Bien qu’il fut également indispensable lors de la période moyennageuse des camescopes « VHS ».

 

Le blanc : couleur d’étalonnage.

Spectre des couleursSi un jour un caméraman brandi une feuille blanche devant son objectif en disant « c’est pour la balance des blancs »… N’en soyez pas surpris. C’est un vieux réflexe, car de nos jours, en mode automatique (Full auto), le caméscope mettra quelques secondes à faire sa balance des blancs, puisque depuis quelques années, les logiciels embarqués réalisent parfaitement bien cet étalonnage. Mais… Il n’y a pas forcément du blanc dans la première image, selon le sujet et les décors, surtout lorsqu’une surface blanche (un mur blanc par exemple) est éclairée par une lumière artificielle.
Prenons le cas d’une scène où les murs seraient globalement beiges, éclairés par des abats jours ocres… Un vrai cauchemar pour avoir une teinte de peau réaliste.

Correction de la balance des blancs en photo numérique

Bien sûr, il faut avoir présent à l’esprit que toute image est perçue par l’œil grâce à la lumière qui se reflète sur les objets qui la composent. Or cette lumière peut avoir plusieurs températures, de chaude à froide. Elle est mesurée en degrés Kelvin, d’où les fortes valeurs (en milliers de °K) puisqu’il s’agit d’une échelle de température où le zéro degré correspond au zéro absolu, là où les atomes ne « bougent » plus. Pour ainsi dire, un zéro qui n’existe pas dans notre monde.
Une partie de la lumière est réfléchie par les objets et la matière, et quand elle traverse ces objets ou cette matière, l’autre partie de la lumière est filtrée. C’est pour cela qu’à quelques mètres sous la surface de la mer, tout prend une teinte bleutée, voire vert bleutée : ce sont les rouges qui sont absorbés par l’eau.

 

Échelle des températures de certaines sources lumineuses :

Voici une décomposition par tranches, des différentes températures de lumières :

1000 – 2000 K : bougies
2500 – 3500 K : lumières tungstène utilisées dans les habitations
3000 – 4000 K : lever et coucher de soleil par temps clair
4000 – 5000 K : lampes néon
5000 – 5500 K : flash électronique
5000 – 6500 K : lumière du jour sans nuages
6500 – 8000 K : lumière du jour par temps nuageux
9000 – 10000 K : lumière du jour par temps très couvert ou orageux

Paramétrage de la balance des blancsAvant, pour ne pas dire jadis, il fallait des pellicules argentiques spécifiques et/ou certains filtres devant l’objectif pour compenser la température d’éclairage afin de restituer les couleurs les plus réalistes possible. Avec le numérique, ce réglage est réalisé avec la balance des blancs, « WP » pour White Balance sur les appareils photo ou les caméras, via un bouton ou un menu dans les paramétrages du logiciel embarqué.

Mais comme précisé avant, il n’y a pas forcément du blanc à l’image, et de plus, selon la prise de vue, l’éclairage peut varier de « lumière du jour » à « lumière du jour nuageux », voire un mélange avec une source lumineuse additionnelle de type lumière tungstène.

En mode manuel, ce réglage est « automatiquement » réalisé par le choix de ces tranches de températures au niveau du logiciel embarqué. Un choix manuel, mais automatique une fois choisi…

Réglage de balance des blancs en vidéo

En format RAW, comme il s’agit du format issu directement du capteur numérique de la caméra (en mode photo ou vidéo), et que la balance des blancs se fait après grâce au logiciel embarqué, pas besoin de penser aux réglages de la balance des blancs, puisqu’il se fera en post-production sur ordinateur.

>> Voir « Le format RAW en photo »

 

Mais souhaite-on vraiment faire la balance des blancs ?

Prenons par exemple, certaines Film Barry Lyndon de Stanley Kubrickscènes de films où l’action se déroule en pleine nuit, éclairée par des torches ou des bougies. Ne serait-ce pas logique de laisser cette ambiance ocre inonder l’image ?
Dans le film de Stanley Kubrick « Barry Lindon », les scènes à la bougie, ont vraiment été tournées… à la bougie.
Grâce à un objectif d’une ouverture record pour l’époque, permettant une bonne captation de cette faible lumière sur la pellicule argentique.
Kubrick voulait absolument reproduire l’atmosphère des tableaux de cette époque.

experts-miamiEt que dire des films où l’action se déroule sous les tropiques, en tous cas dans une ambiance chaude ? Ne voit-on pas une image pratiquement en monochrome dans les jaunes ocres ?

experts-manhattan-laboEt les ambiances urbaines, voire froides (aux deux sens du terme), ne sont-elles pas traduites par des teintes gris bleuté ?

On le voit, la balance des blancs est une bonne chose dans le cadre d’une image de type reportage. Mais dès l’instant où l’on modifie la teinte de celle-ci, on est déjà dans la partie artistique, ou marketing s’il s’agit d’un spot publicitaire, puisque l’on cherche délibérément à influencer le ressenti du spectateur.

 

 

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