Tournage vidéo avec pied

Tournage avec ou sans pied

Un tournage avec ou sans pied, défini la stabilité de l’image.

Lorsque l’on fait un tournage avec une caméra sur pied, on obtient un plan fixe, qui par définition est stable.
Alors bien sûr, le plan n’est pas si fixe que cela, puisqu’il est possible de faire bouger la caméra sur la rotule de son support. Ainsi on obtient des plans panoramiques, horizontaux ou verticaux.
Et en jouant sur le zoom de l’objectif, on obtient des travellings optiques avant ou arrière (zoom avant ou arrière).

 

Le tournage vidéo avec la caméra sur pied.

L’image obtenue grâce à une caméra sur pied, est donc stable. Il n’y a pas les tremblements dus aux mouvements du corps, qu’ils soient volontaires ou pas. Car qu’il s’agisse d’une caméra d’épaule ou de point, le support c’est le corps humain… Et nous ne sommes pas des statues !

Que nous dit le langage de l’image fixe ?

Cela permet la contemplation de l’image. Le spectateur a le temps d’observer chaque détail de l’image, puisqu’elle ne bouge pas.

Cela permet de filmer comme si on prenait une photo, et donc de vraiment travailler une mise en scène et le cadrage afin d’instituer une sensation, une atmosphère, une hiérarchie entre les personnages, etc…

Cadrage plan large

Cadrage plan large – Film « Il était une fois dans l’Ouest ».

Ensuite, s’il y a du mouvement dans ce qui est cadré, un acteur ou une voiture par exemple, l’œil va plus facilement se porter sur ce qui bouge. C’est donc déjà un moyen pour attirer le regard du spectateur sur un sujet précis du décor.

 

Le tournage vidéo avec la caméra au poing ou à l’épaule.

L’image obtenue avec une caméra au poing ou à l’épaule est donc tremblante. Cette non-stabilité est souvent due au besoin du suivi d’un personnage au plus proche, d’une poursuite, du rapprochement vers un personnage un peu comme un long zoom avant ou un travelling, le tout réalisé de façon « plan-séquence« .

Le langage de l’image qui « sautille », ou tremblante, va placer le regard du spectateur à la place d’une tierce personne imaginaire qui se situerait dans la scène. C’est à dire dans l’action…

Dans la scène mythique du débarquement, du film « Il faut sauver le soldat Ryan », l’usage des deux techniques permet un transfert du spectateur « observateur » vers un statut où il est « participant ». À la deuxième minute de cet extrait, le réalisateur passe d’une longue focale sur pied, à une caméra d’épaule munie d’un objectif de cinquante millimètres, voire grand angle, ce qui correspond à un œil humain. À partir de ce moment-là, il nous fait encore plus entrer dans l’action, comme si on était à la place d’un soldat :

Le principal inconvénient de cette technique, est une image fortement dégradée lors des mouvements rapides, car il ne faut pas oublier qu’une caméra qui bouge induit forcément un flou de mouvement, plus ou moins important en fonction de la vitesse d’obturation.

 

Le tournage vidéo avec la caméra sur stabilisateur.

Idéalement, l’outil utilisé est une steadicam (de « steady camera », littéralement « caméra stable »), inventé par l’Américain Garrett Brown en 1972. Utilisée d’abord dans des films publicitaires, puis dans le cinéma, pour les films « Marathon man » et « Rocky » en 1976 :

L’image obtenue bouge avec une certaine fluidité. Il n’y a pas les à-coups dus à la respiration, les tremblements des mains, de la marche ou de la course à pied. Cela permet de préserver la qualité de l’image tout en suivant un sujet mobile. L’image est moins dégradée par rapport à la technique précédente.

Le langage d’une image en mouvement fluide est particulièrement adaptée à l’intrigue, contrairement à une image sujette aux à-coups, plutôt dédiée aux séquences d’action.

 

Pourquoi utiliser telle ou telle technique ?

On en revient toujours au même point : la syntaxe du langage de l’image. Car ce que l’on voit à l’écran, doit susciter en nous une émotion.

Une petite note technique :
Avec une longue focale, il vaut mieux utiliser un pied, car le moindre tremblement sera d’autant plus amplifié que la focale est grande. Avec un objectif grand angle, les tremblements sont moins perceptibles.

 

Conclusion :

L’usage de telle ou telle technique va donc dépendre de l’émotion que le réalisateur souhaitera faire passer au spectateur.

 

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